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Comment on mesure

Qu'est-ce que la validité de construit ?

La question la plus difficile en matière de mesure : savoir si ce que vous mesurez existe tel que vous l'avez défini, et si votre instrument l'atteint plutôt que quelque chose d'adjacent.

La validité de construit interroge la capacité d'un instrument à mesurer le construit théorique qu'il prétend évaluer, plutôt que quelque chose qui lui est corrélé, quelque chose de plus étroit, ou rien de cohérent du tout. C'est la forme la plus profonde de preuve de validité, celle qui demande des années plutôt qu'une seule étude pour être établie.

La difficulté est structurelle. Un construit tel que la résilience ou l'intelligence émotionnelle n'est pas un objet ; c'est une régularité supposée du comportement. Pour démontrer qu'une échelle le mesure, il faut simultanément défendre l'idée que le construit existe tel qu'il est décrit et que ces items précis l'atteignent. Ces deux affirmations ne peuvent être séparées, ce qui explique pourquoi Cronbach et Meehl, qui ont introduit ce concept en 1955, l'ont formulé comme la mise à l'épreuve d'un réseau théorique entier plutôt que d'un seul instrument.

Comment l'argument est construit

Patterns de corrélation prédits. La théorie indique à quoi le construit devrait être lié et avec quelle intensité. L'autocompassion devrait être positivement corrélée à la satisfaction de vie, négativement à la dépression, et seulement modérément à l'estime de soi — une corrélation de 0,9 avec l'estime de soi signifierait que ce n'est pas un construit distinct. Chacune de ces prédictions est une affirmation vérifiable, et en réfuter une est instructif.

Différences entre groupes attendues. Si la théorie affirme qu'un trait se développe avec l'âge, ou qu'il est élevé dans une population clinique, l'instrument devrait le montrer. Ne pas trouver une différence que la théorie exige constitue une preuve contre l'instrument, la théorie, ou les deux.

Réponse à l'intervention. Si un construit est censé être entraînable, les scores devraient évoluer après l'entraînement et rester stables dans un groupe contrôle. Les construits qui ne répondent jamais à rien sont difficiles à distinguer d'artefacts.

Structure interne. La structure factorielle devrait correspondre à la structure théorisée — et, fait important, sur un nouvel échantillon. L'analyse factorielle exploratoire appliquée aux données de développement trouvera la structure qui y a été conçue ; c'est l'analyse confirmatoire sur de nouvelles données qui met véritablement l'affirmation à l'épreuve.

Le concept multitraits-multiméthodes

La contribution de Campbell et Fiske en 1959 fut d'insister sur le fait que la validité de construit exige deux choses à la fois : les mesures d'un même trait par différentes méthodes doivent converger, et les mesures de traits différents par la même méthode ne doivent pas converger.

C'est cette seconde exigence qui pose problème à la plupart des instruments. Si votre empathie autodéclarée est corrélée à 0,7 avec votre agréabilité autodéclarée et à 0,2 avec l'empathie évaluée par un observateur, ce que votre questionnaire mesure le plus fortement n'est pas l'empathie — c'est votre façon générale de vous décrire dans les questionnaires. La variance de méthode est l'un des problèmes les plus persistants dans la recherche par auto-évaluation, et c'est pourquoi un travail de validation sérieux cherche autant que possible un critère ne reposant pas sur un questionnaire.

Pourquoi cela importe lors de la lecture de vos résultats

La validité de construit est ce qui relie un score à son interprétation. Lorsqu'un instrument bien validé indique que vous obtenez un score élevé sur un trait, la chaîne de raisonnement derrière cette affirmation inclut des décennies de travaux publiés établissant que le trait se comporte comme une quantité cohérente, que ces items le suivent, et que le score a une signification similaire pour les différentes personnes qui y répondent.

Lorsqu'un test sans validation de construit rapporte la même chose, le score est un nombre généré par un algorithme que personne n'a vérifié. Les deux se ressemblent à l'écran de résultats. La différence réside entièrement dans la documentation, ce qui explique pourquoi il vaut la peine de la rechercher.

Mettez-le à l'épreuve

Lire sur la mesure est une chose. Voir son propre score avec sa source, son échantillon normatif et ses limites en est une autre. Gratuit, sans inscription.

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