Climat de sécurité au travail
Également connue sous le nom de: Safety Culture (climate operationalisation)
Théorie selon laquelle les membres d'un groupe de travail partagent des perceptions de la façon dont la sécurité est réellement priorisée, gérée et valorisée là où ils travaillent — par le management et par le groupe lui-même — et selon laquelle ces perceptions partagées prédisent le comportement de sécurité et les taux d'accidents au-delà des politiques formelles. Le climat se mesure comme des perceptions de la pratique actuelle, pas comme des attitudes ni des comportements auto-rapportés.
- Source:
- Zohar, D. (1980). Safety climate in industrial organizations: Theoretical and applied implications. Journal of Applied Psychology, 65(1), 96-102.
Construits
Priorité, engagement et compétence du management en matière de sécurité
La perception partagée du groupe de travail quant à savoir si le management donne réellement la priorité à la sécurité lorsqu'elle entre en concurrence avec la pression de production, s'il s'y engage et s'il la gère avec compétence (Kines et al., 2011). Elle lit la collision, pas la politique : ce que le management récompense quand la sécurité coûte quelque chose. Des scores faibles contaminent les autres dimensions, car les travailleurs se calibrent sur ce que le management privilégie réellement, non sur ce qu'il affiche.
Responsabilisation en matière de sécurité par le management
La perception partagée du groupe de travail quant à savoir si le management responsabilise et implique les travailleurs en matière de sécurité — en consultant les personnes les plus proches du risque, en faisant confiance à leur jugement et en les soutenant lorsqu'elles l'exercent (Kines et al., 2011). Une forte responsabilisation va de pair avec des règles adaptées au travail ; une faible, avec des règles faites à distance et renégociées en silence sur le terrain.
Justice du management en matière de sécurité
La perception partagée du groupe de travail quant à savoir si les incidents sont analysés pour trouver des causes plutôt que des coupables, et si les personnes sont traitées équitablement lorsqu'elles signalent (Kines et al., 2011). Cette dimension gouverne la remontée des mauvaises nouvelles : là où la justice est perçue comme faible, les incidents ne cessent pas de se produire — ils cessent d'être signalés, et l'organisation perd son système d'alerte précoce.
Engagement des travailleurs envers la sécurité
La perception partagée du groupe de travail quant à son propre engagement envers la sécurité — si les travailleurs traitent la sécurité comme leur propre responsabilité, s'entraident pour travailler en sécurité et prennent des initiatives, plutôt que de la laisser aux règles et aux inspecteurs (Kines et al., 2011). C'est la dimension la plus façonnée par l'histoire du groupe et par ce que le groupe tolère visiblement.
Priorité des travailleurs à la sécurité et non-acceptation du risque
La perception partagée du groupe de travail quant à savoir si la sécurité passe avant le fait de finir le travail vite — si les dangers sont traités comme inacceptables ou comme un coût normal du travail, et la prise de risque comme un signe de compétence (Kines et al., 2011). Des scores élevés décrivent un groupe qui n'accepte pas le risque ; des scores faibles, un risque normalisé, qui s'annonce rarement.
Communication et apprentissage en matière de sécurité, et confiance dans la compétence de sécurité des collègues
La perception partagée du groupe de travail quant à savoir si le savoir en matière de sécurité circule réellement — risques discutés dès qu'ils apparaissent, entraide, leçons tirées de ce qui tourne mal et compétence de sécurité des collègues prise au sérieux (Kines et al., 2011). C'est la dimension-mécanisme du côté du groupe : l'engagement fournit la volonté, la communication la transforme en pratique partagée.
Confiance des travailleurs dans l'efficacité des systèmes de sécurité
La perception partagée du groupe de travail selon laquelle les systèmes de sécurité — formation, représentants de sécurité, tournées, planification précoce de la sécurité — fonctionnent réellement (Kines et al., 2011). Une confiance élevée signifie des systèmes utilisés, avec participation ; une confiance faible, des systèmes qui tournent comme un théâtre, pleinement dotés et silencieusement ignorés.
Instruments
- Questionnaire nordique de climat de sécurité(NOSACQ-50)Kines, Lappalainen, Mikkelsen, Olsen, Pousette, Tharaldsen, Tómasson & Törner2011